03 Juil

On s’est aimé comme on se quitte…

Une séparation n’est jamais un moment agréable à passer. Encore moins lorsqu’il y a des enfants dans le portrait de famille. Malheureusement, elle est parfois nécessaire pour aller de l’avant et se recentrer. Woush ! Woush ! La culpabilité ! Personne ne désire avoir des enfants pour ensuite se séparer. Ce n’est pas ce que l’on souhaite. Vivre cet évènement comme un échec n’apportera rien de bon pour personne. Oui, c’est un moment super difficile à passer, mais la suite peut être merveilleuse et ça, il ne faut pas en douter.

 

Au Québec, selon les données de recensements de 2011, il y avait 365 515 couples monoparentales et 132 560 familles recomposées.

 

L’annonce

Idéalement, il est préférable que les deux parents l’annoncent ensemble à l’enfant*, si possible. Celui-ci comprendra que c’est le choix de ses deux parents. Pour ma part, j’ai toujours prôné l’honnêteté et l’ouverture. Nous ne sommes pas obligés de tout dire dans les détails, mais l’enfant doit comprendre qu’il n’est pas la cause de la séparation et que l’amour de ses deux parents envers lui ne changera pas. Il faut aussi l’encourager à dire ce qu’il ressent et ne pas tenter de nier ses émotions.

« … après une période initiale de souffrance et de problèmes, la plupart des enfants de parents séparés ou divorcés deviennent des adultes qui n’ont pas de séquelles identifiables, que ce soit sur le plan social ou psychologique, ni aucune autre répercussion négative dans leur vie. » – Extrait de Les programmes de participation et de soutien à l’intention des enfants dont les parents se séparent ou divorcent, site du ministère de la Justice

 

 

La transition

Le plus important, à mon sens, pour vivre une séparation le plus sainement possible est de toujours parler avec respect de son ex devant notre enfant. Celui-ci ne veut pas et ne doit surtout pas se sentir pris entre les deux. Il a le droit d’aimer ses 2 parents également.

 

Selon l’âge de l’enfant, vous pourrez l’impliquer dans le choix du nouveau domicile, lui proposer d’aménager sa chambre comme il le souhaite, faire un calendrier familial où les semaines chez chaque parent seront bien indiquées et où toutes les activités seront notées. Si vous connaissez des amis dont les parents sont séparés, avoir une discussion tous ensemble peut aussi être très bénéfique. Le témoignage d’un pair est toujours apaisant (autant pour les adultes que pour les enfants).

 

Essayez de communiquer directement avec l’autre parent et ne faites pas porter le rôle du messager à l’enfant. Si se parler entre ex-conjoints est trop émotif, communiquez par écrit et faites le changement de garde à l’école (l’un va porter l’enfant à l’école le matin, l’autre le reprend le soir).

 

N’oubliez pas que les enfants ont une grande capacité d’adaptation, ayez confiance en eux.

 

La garde de l’enfant

 

Il y a toutes sortes de modèles de garde, l’important est d’y aller avec les besoins de chacun, d’essayer, de voir comment chacun réagit et de faire les ajustements nécessaires au besoin. La possibilité de se retrouver tous ensemble une fois par semaine est prisée par plusieurs, mais les deux parents doivent se sentir à l’aise dans cette décision.

Si votre enfant vous répète qu’il s’ennuie lorsqu’il n’est pas avec vous, dites-lui qu’il peut vous appeler à tout moment et s’il est assez vieux et qu’il sait écrire, vous pouvez lui proposer de lui créer une adresse courriel pour que vous puissiez communiquer par écrit.

 

Évitez de faire transporter une valise à l’enfant lors de la transition. Le plus possible, ayez du linge chez papa et du linge chez maman (sauf pour les bottes, manteaux, etc.).

 

Lorsque votre enfant n’est pas avec vous : lâcher prise ! S’il est en sécurité, c’est tout ce qui compte. Qu’il se couche plus tard que lorsqu’il est chez vous, qu’il ne mange pas les mêmes choses ou qu’il regarde plus souvent la télé est secondaire. Vous devez faire confiance à l’autre parent. Pendant ce temps, profitez-en pour vous occuper de vous, faites des choses qui vous font plaisir, vous ne serez que plus joyeux et heureux lorsque votre bambin reviendra et tout le monde en sera gagnant !

 

Avec le temps, de nouvelles habitudes prendront place, une maison différente deviendra le petit nid familial et les blessures se cicatriseront.

 

Si vous constatez que vous ou votre enfant avez de la difficulté à surmonter cette épreuve, n’hésitez pas à contacter un spécialiste et à demander de l’aide. Il est aussi important de se renseigner sur les lois, les obligations et les actes à poser après une séparation au niveau gouvernemental.

 

* le singulier est utilisé pour alléger le texte

 

Par Noëmie Forget

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