21 Juil

Mon enfant a mauvais caractère!

 

J’ai une grande fille de 11 ans qui a une personnalité flamboyante. Dès son plus jeune âge, elle criait beaucoup, voulait faire à sa tête et explosait très vite quand quelque chose la contrariait. Je ne savais pas trop comment réagir et je n’avais pas toujours la force et la patience de prendre le temps d’y réfléchir. Tu cries après moi ? Allez hop ! Conséquence ! Mais depuis un an, les choses se sont considérablement améliorées. Elle est plus mature, oui, mais nous avons aussi intégrés certains trucs dans notre quotidien qui ont fait une différence à la longue et que j’aimerais vous partager. Peut-être qu’ils vous aideront à comprendre votre petit(e) lion(ne) et qu’ils vous feront voir l’envers de la médaille?

 

La fatigue, à la base de bien des confrontations

En général, quand nous revenons d’une grosse journée de boulot, nous sommes exténués. La patience est plus ou moins là. Bien que nos petits ne « travaillent » pas en tant que tel, ils sont stimulés à longueur de journée et font plusieurs apprentissages (que ça soit à la garderie ou à l’école). Soyons donc conscients qu’ils risquent d’être aussi fatigués que nous au retour à la maison et peuvent être pleurnichards, impatients ou désagréables. Il suffit parfois d’en prendre conscience, de faire quelques modifications à la routine et tout est plus léger. Par exemple, on peut lui suggérer d’aller lire un peu dans sa chambre pendant qu’on prépare le repas (j’y ai trouvé ma fille endormie plus d’une fois, un somme de 15 minutes avant le souper peut être très bénéfique) ou lorsqu’il fait tout pour attirer notre attention, nous pouvons prendre 10 minutes au retour à la maison pour se coller, se faire des câlins, se consacrer juste à lui avant d’entreprendre la suite (souper-bain-dodo). En gros, prendre conscience que nous sommes tous fatigués et qu’il ne faut pas tout mettre sur le dos du « mauvais caractère ».

 

Désir d’autonomie

J’ai réalisé assez rapidement que ma fille se faisait résistance dès qu’on lui imposait quelque chose. J’ai intégré le fait qu’il vaut mieux lui donner des choix, lorsque c’est possible. Elle a un grand besoin d’autonomie et d’indépendance (non, ça ne s’est pas arrêté après l’âge de 2 ans) et le fait de choisir par elle même son linge, la quantité de nourriture qu’elle veut dans son assiette ou le chemin à prendre pour le retour à la maison, peut faire une grande différence. Je crois qu’ils comprennent mieux ensuite le principe « Non, cette fois-ci, ce n’est pas toi qui décides » si on leur demande leur avis ou qu’on les laisse choisir quotidiennement (et, oui, c’est important de leur laisser le temps de bien faire les choses et de ne pas leur mettre constamment la pression de la rapidité).

 

Évitez l’opposition

Certains parents croient qu’il faut « casser » le caractère de leur enfant en ne laissant rien passer et en additionnant les conséquences. Personnellement, je ne crois pas que cette façon de faire s’adapte à tous. Au contraire, plus je tentais d’imposer des choses à ma fille, plus elle se braquait, criait, s’opposait. Trop de rigidité n’est pas mieux que trop de liberté. Comme dans tout, il faut tenter de trouver l’équilibre. Vous êtes la personne qui connaissez le mieux votre enfant, soyez à son écoute, regardez ses réactions et à la longue, vous serez en mesure de trouver le meilleur comportement à adopter pour avoir une relation basée sur le respect mutuel.

 

Retour au calme

Il arrive que malgré toute notre bonne volonté à essayer pour comprendre notre enfant, saisir ses réactions et rester le plus calme possible, nous nous sentions dépassés par ses réactions excessives. De mon côté, j’ai fait appel à une coach familiale. Je dois dire que dans notre cas, ça a été très concluant. La coach l’a écouté, lui a posé des questions, lui a expliqué certaines réalités dans d’autres mots que les miens. Surtout, elle l’a outillé. Nous avons compris qu’il faut agir dès qu’elle montre des signes de fatigues, d’énervement ou d’impatience. J’interviens calmement dès les premiers signes (quand je ne suis pas encore trop énervée), pour lui suggérer un truc de retour au calme (qu’elle a elle-même « approuvé »). En voici quelques-uns :

 

– Écouter sa musique préférée (on le dit « La musique calme les mœurs » et avec ma fille j’ai réalisé que c’était très puissant)

– Faire une courte séance de respiration ou de méditation

– Lire un livre

– Regarder un album de photos (dont elle a elle-même choisi les photos qui le composent)

– Écrire dans son journal intime

– S’automasser les mains ou les pieds

 

Les enfants qui ont beaucoup de caractère sont souvent des enfants qui aiment s’exprimer et être autonomes. Il faut les guider et les aider à canaliser leur énergie, car ils peuvent réaliser de grandes choses. Ma fille se donne avec passion dans ses cours d’art dramatique et s’implique beaucoup dans les conseils de classe et auprès des plus petits à l’école. Je sais qu’elle n’a pas froid aux yeux et qu’elle ira loin dans la vie… grâce à son caractère!

 

Par Noëmie Forget, maman d’Aglaé (11 ans) et de Ulysse (9 ans)

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