25 Oct

Crier? Moi? Jamais…

Les femmes se font souvent reprocher de crier. Ce n’est pas qu’on aime ça (je suis certaine que vous vous sentez aussi coupable que moi quand ça arrive !), mais on est parfois tellement fatiguée, préoccupée, accaparée, que ça nous semble la chose la plus instinctive à faire… Je me mets à élever la voix quand j’en suis à répéter mon point pour la 3e ou 4e fois. Je m’énerve et j’ai l’impression que si je parle plus fort, on va comprendre l’importance de mes émotions par rapport à ce que j’exprime.

 

Pourtant, on le sait, crier ne fait de bien à personne. L’enfant ou le conjoint qui reçoit cette attaque (car, oui, ça en est une) aura du mal à effacer les mauvaises vibrations ressenties. Et nous, on se sent retourner, à l’envers, triste. On a une grosse boule de culpabilité dans le ventre.

 

Malgré toute notre bonne volonté, il y a des journées où l’on est plus sensible (une certaine semaine dans le mois…) ou alors, on a mal dormi, on a eu des problèmes au boulot ou on a été pris plus longtemps que prévu dans le trafic. Toutes ces situations sur lesquelles on n’a aucun contrôle. C’est normal de s’emporter à l’occasion, personne n’est parfait. Mais c’est aussi important de reconnaitre notre faiblesse et le tort qu’on a pu faire. Si on veut que nos enfants apprennent à s’excuser, il faut leur montrer qu’il nous arrive à nous aussi de faire des erreurs et qu’on doit le reconnaître ensuite.

 

Avant notre prochaine explosion, on essaie de se donner quelques outils?

  1. Quand on sent que ça monte par en dedans : on s’éloigne et on prend 10 grandes respirations. On revient et on exprime nos émotions calmement (comme on demande aux enfants de le faire).
  2. On essaie de modifier notre horaire et de prendre de l’avance, si on s’aperçoit qu’on vit le même problème de retard chaque matin (et qui nous fait rager chaque fois).
  3. On demande une chose à la fois (en regardant notre enfant dans les yeux) et on met une limite de temps au besoin (la minuterie du four, quelle belle invention !)

 

Et on inspire, on expire, on inspire, on expire…

 

Par Noëmie Forget

 

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